Ici, tout commence par un silence.
Puis viennent les gestes ? rapides, nerveux, parfois hésitants ? comme si la main cherchait à suivre le rythme d?une pensée qui s?échappe. La toile devient un champ de bataille entre la lumière et l?ombre, entre la retenue et l?élan.
Le noir s?y déploie sans pudeur, trace d?un passage, souvenir d?une émotion qui n?a pas voulu se taire. Le blanc, lui, résiste. Il respire entre les lignes, il apaise les débordements, il garde la mémoire du vide.
Ce n?est pas une peinture à comprendre, mais à ressentir.
Chaque tache, chaque griffure, chaque mouvement raconte une lutte intérieure ? celle qu'on mène parfois sans mots, avec seulement le corps et le souffle.
Peindre devient ici un acte vital, un moyen d'ordonner le chaos, de transformer l'instinct en forme, la tension en équilibre.
C'est une écriture sans alphabet, un cri devenu rythme.
PRIX A DISCUTER