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La Traque, les Criminels de Guerre et Moi

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Description

Madame la Procureure accuse

Par Carla del Ponte en collaboration avec Chuck Sudetic
Editions Héloïse d'Ormesson
En bon état
Imprimé en 2009
648 pages
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Ce livre est passé inaperçu lors de sa publication. Aucune publicité ou presque, la majorité des gens n’en ayant pas entendu parler, qu’il s’agisse de l’ouvrage voire même de son auteure. Dire que l’auteure, justement, " balance " relève de l’euphémisme. Ancienne Procureure du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et le Rwanda (TPIR), Carla Del Ponte n’y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu’elle décrit les tergiversations diplomatiques et bureaucratiques (dit autrement : comment ses « adversaires » lui mettent des bâtons dans les roues auxquelles ses collaborateurs et elle-même sont quotidiennement soumis afin que justice ne puisse être faite.

Certains passages, édifiants, devraient impérativement être lus dans certains cours magistraux de Sciences Politiques ou des Facultés de Droit. Non pas pour le plaisir de flageller un tel ou un tel, mais au contraire pour donner une vision beaucoup plus concrète et réaliste, une image par conséquent moins fantasmée ou angélique du domaine de la Justice Internationale.

« Au début de ma carrière, je m’étais heurtée à ce mur de silence et j’avais parfois dû essuyer des formes de résistance plus rudes, voire des menaces physiques. J’avais rencontré – et je rencontrerai encore – ce mur de silence au cours de réunions avec beaucoup de gens puissants, depuis des financiers de la mafia jusqu’à des banquiers et des politiciens suisses, en passant par des chefs d’Etat comme George Bush et des Premiers Ministres comme Silvio Berlusconi, des bureaucrates de l’administration publique et de divers services des Nations Unies et, vers la fin de mon mandat, des ministres européens des Affaires étrangères qui semblaient prêts à accueillir la Serbie dans le giron de l’Union européenne, alors même que les dirigeants politiques, la police et l’armée de Serbie s’obstinaient à protéger des hommes qui avaient abattu de sang-froid des milliers de prisonniers sous les yeux du monde entier. Je ne connais qu’un moyen de briser ce mur de silence et de servir les intérêts de la justice : affirmer ma volonté, avec constance et opiniâtreté ». Ce passage, mentionné à la page 17, a le mérite de la clarté.

Evidemment, ce n’est pas le seul. Lorsqu’on milite pour la défense des Droits de l’Homme, en considérant ces Droits non pas comme une « religion » ou comme un aspect « secondaire » ou « mineur » comme on l’entend souvent mais comme la défense légitime de la dignité de l’être humain comme acteur de la Société, on ne peut qu’être touché (le terme « brassé » conviendrait même mieux) par la force de certains propos. Et rien que pour ces passages, ce livre devrait être diffusé beaucoup plus largement, notamment lorsqu’est évoqué ce « combat qui repose en premier lieu sur la volonté humaine, et accessoirement, sur des clauses secondaires de statuts et de conventions ou des alinéas de règles de procédure. Emprisonner les criminels de guerre tient à la volonté d’hommes et de femmes – et notamment d’hommes et de femmes de loi – de s’opposer à la loi du plus fort, d’aller à contre-courant du consensus, d’exiger toujours et encore la justice, quitte à risquer le ridicule et à passer pour un Don Quichotte luttant contre les moulins à vent. » Quand on milite, quand on tient des stands ou qu’on en discute autour de nous, combien de fois ne s’est-on pas posé ces questions ? Et combien de fois n’a-t-on pas entendu des remarques du même acabit ?


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05.11.2019
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30985024
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