A la place du mort Gilbert Salem

CHF 18.–

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Actualisé 30.05.2016

Description

En lisant A place du mort ; nous mesurons la reconnaissance que nous devons à son auteur. Parce qu'il donne une forme belle et émouvante à la matière trop informe de nos souvenirs, et parce qu'il nous restitue ainsi la proche présence du confrère ou de l'ami : sa générosité, sa droiture, ses colères toujours possibles, le regard vif sous le haut front, l'expression matoise, la moustache frémissante, ce visage pointu où l'on pouvait reconnaître quelque chose de la fouine, comme si Pascal-Arthur Gonet avait choisi de ressembler à l'animal emblématique de ses grands talents d'enquêteur.
Mais nous sommes aussi émus par tout ce que nous ignorions. Il y a une force bouleversante dans ces pages où Gilbert Salem évoque la sévère dignité avec- laquelle Pascal-Arthur est allé à la rencontre de sa propre fin. A notre reconnaissance devrait pourtant s'en ajouter une autre. Celle de n'importe quel lecteur, aussi éloigné soit-il des cercles journalistiques, qui trouvera dans le livre de Gilbert Salem un récit d'une beauté poignante, où l'amitié qui en occupe le c?ur ne cesse de croître par-delà la mort.
A la place du mort est un livre d'écrivain, même si c'est un journaliste qui tient la plume. Michel Audétat, L'Hebdo.
C?est en effet, plus qu?un récit linéaire en hommage à un frère-confrère disparu prématurément: une espèce de psaume affectueux où l?auteur dit autant les rires complices et les joies partagées que sa peine et le deuil des enfants de Pascal-Arthur Gonet. Au fil de nombreuses digressions et autre évocations, Gilbert Salem compose un tableau qui est à la fois portrait, autoportrait indirect, mais aussi célébration de la Côte, du lac, de la vie, de la lumière et de l?ombre
Pascal confie à Gilbert Salem, avec qui il n?avait eu jusque-là que des relations un peu tumultueuses, qu?à trente-six ans il va mourir du sida.
«Des semaines s?étaient écoulées depuis sa foudroyante confidence, mais nous n?en parlions plus. Le malade c?était lui, et il avait la mine d?un bien-portant. Le mieux portant de nous deux c?était moi, et j?étais livide? L?humour inhabituel de notre amitié tardive et tragiquement courte est né de cette incroyable contradiction-là. D?un jeu de rôle inversé, d?une partie de masques.» Il sera dès lors «à la place du mort». Cette présence l?accompagne, le hante au point de lui donner des douleurs à chaque anniversaire de sa disparition. Il recherchera à La Côte, au bord du Léman, en Toscane aussi, les souvenirs, les amours, les hésitations religieuses de l?un et de l?autre.
Malgré ou à cause du titre, c?est un chant à la gloire de la vie et d?une extraordinaire amitié.
«Quand je regarde Pascal-Arthur, je me dis que c?est un homme et que j?en suis un. Si l?un de nous deux avait été une femme, il y aurait eu entre nous de l?amour. Donc moins que de l?amitié.»

 

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1007 Lausanne (VD)
Suisse

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centella
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